samedi 13 août 2022

Croisière en Europe

Du 2 au 11 août 2022, nous sommes partis pour une croisière routière en Europe à travers 5 pays: la Suisse, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et la France, puis retour en Suisse. Pour ce faire j'ai loué un van aménagé - Fiat Ducato / Weinsberg Carabus - pour une durée de 11 jours.


 
 

La première étape consiste à aller rechercher le van chez son propriétaire: Indie Campers, agence de location de camping-car portugaise avec un garage à Genève. On part en transport publics, aux environ de 13h00 en direction de Genève, où le véhicule nous attend.

Au garage il y a une dizaine de camping-cars parqués, presque tous des Weinsberg Carabus (4 places, 6 m), ainsi que des WV California (2 places, 4.5 m). Il y a déjà trois clients qui viennent rechercher leur véhicule et on doit attendre notre tour. C'est après presque 1 heure d'attente que le garagiste nous présente notre véhicule. Ce van mis en circulation en 2018 affiche 41'000 km au compteur, il y a quelques griffures sur la carrosserie, mais il est en très bon état. Dans le van il y a tout le nécessaire pour y habiter: une petit potager à gaz, un frigo, une toilette / douche, 2 lits superposés, une table et 4 places assises.

C'est après 1h30 d'attente qu'on prends la route dans ce van encore vide. L'étape suivante consiste à charger le nécessaire pour le reste du voyage. Le chargement ressemble à un petit déménagement: il faut charger nos valises, mais aussi de la vaisselle, de la nourriture et des épices ainsi que des couvertures et... un brûleur Campingaz de secours.... on ne sait jamais.

Il est déjà 17h45 lorsque nous partons pour le premier objectif du voyage: se rapprocher le plus possible de la frontière Suisse / Allemagne. On s'arrête une heure plus tard au relais routier Grauholz, à proximité de Berne.

Deux heures plus tard la nuit tombe et on constate qu'on n'arrivera pas à la frontière avant la nuit. On se sert alors de l'application Park4night pour trouver un emplacement tranquille pour passer la nuit.

L'endroit choisi est un parking gratuit en pleine nature, au bord d'une rivière, gage de tranquillité. C'est à Bannwil, à 10 minutes de l'autoroute. Il y a déjà 2 camping-cars à cet endroit. Dans la rivière il y a des grenouilles et des poissons.


L'objectif du deuxième jour était initialement Rulantica, le plus célèbre parc aquatique d'Allemagne, qui se trouve à 20 km au Nord de Freiburg-in-Breisgau. Cependant - victime de son succès - ce dernier affiche complet pour les 4 prochaines semaines. On se rends alors vers un autre parc aquatique dans la même région - Badeparadises, à 50 km à l'Est de Freiburg-in-Breisgau. Le trajet passe pas une petite route sinueuse et encombrée à travers les montagnes de Forêt Noire. 

Dans ce parc aquatique l'eau est chauffée à 33°C. Il y a une piscine à vagues, des toboggans, des jeux d'eau et des transats. Il y a aussi un espace santé, naturiste, avec sauna et jacuzzi (mais c'est un autre billet d'entrée). L'entrée du parking est limité à 2.6 mètres de haut... un peu limite, mais le camping-car (qui affiche 2.75 m de haut) à passé :-) La bonne nouvelle c'est que l'entrée de Badeparadises coûte la moitié du prix de l'entrée au Rulantica.


Après avoir bien profité de l'eau chaude de la piscine à vagues, nous continuons la route sur les autoroutes allemandes en direction du Nord, pour se rapprocher de l'objectif du jour suivant. Encore une fois la nuit tombe avant notre arrivée à Karlsruhe. On trouve alors un emplacement pour la nuit en se servant de l'application Park4night - une carte géographique des emplacements de camping. 

L'emplacement choisi est un parc dans un village de campagne - Sasbachwalden, dans la région de Strasbourg, avec de la place pour environ 20 camping-cars. Il y a une trappe pour vider l'eau grise (des éviers) et l'eau noire (= le contenu de la toilette chimique). En effet l'eau des camping-cars est stockée dans des réserves qui, vu leur capacité limitée, suffisent pour 48 heures maximum.


L'objectif du 3ème jour est d'emprunter la route allemande B42. C'est une route nationale panoramique au bord du Rhin entre Wiesbaden et Koblenz. La rivière serpente dans une gorge sinueuse. La route passe par des villages. Il y a des châteaux et des bacs pour transporter les voitures de l'autre côté. Sur la rivière il y a des bateaux qui font le déplacement entre la Suisse et les Pays-Bas. La route manque d'entretien et il y a des travaux de remise en état.


Le château de la souris (Schloss Maus)


Le château du chat (Schloss Katz)


On fait un arrêt d'une heure sur un parking au bord de la rivière, histoire de faire trempette et jouer aux ricochets alors que le thermomètre affiche 38°C (cet été est particulièrement chaud et sec). Sur la route on croise une dizaine de châteaux. Certains peuvent être visités, d'autres sont privés. On se rends alors au château de Stolzenfels, à quelques kilomètres de Koblenz. Ce château peut être visité, mais malheureusement nous arrivons après l'heure de fermeture :-D. Sur le chemin d'accès au château (piéton, dans la forêt) on trouve des mûres. Il y en a beaucoup et on se régale, même si elles sont parfois petites en raison de la sécheresse.




Koblenz est une très belle ville, sur les deux côtés du Rhin. La rivière est très large, il y a un grand viaduc pour la traverser, ainsi qu'un télécabine. On s'arrête pour passer la nuit dans un camping à deux pas de la ville. Au camping il y a une caisse automatique pour payer sa place (10 €), cependant elle ne fonctionne pas.

L'objectif du lendemain, le 4ème jour, est de rejoindre la frontière des Pays-Bas, après s'être arrêté à Oberhausen - à 1 heure de la frontière. La-bas il y a un palais d'exposition avec diverses attractions: aquarium, parc aquatique et Legoland. Après avoir fait deux fois le tour du quartier, on arrive enfin à la place de parc adaptée au camping-cars: le GPS indique qu'il faut tourner à droite, cependant c'est la seule direction non disponible - il y a une barrière - et les autres parkings ne sont pas assez haut pour un van de 2.7 mètres.


La visite du Legoland se fait sur réservation, et j'ai donc réservé nos billets le jour avant en utilisant le Wifi du van. Il est fourni par un opérateur portugais et fonctionne dans tous les pays visités sauf la Suisse, en raison des accords de roaming entre les pays de l'UE.





L'autoroute passe par le région très peuplée de la Ruhr, où se trouve plusieurs grandes villes (Bonn, Köln, Frankfurt, Düsseldorf, Essen, Dortmund et Oberhausen). Quel choix judicieux ca été de partir en avance parce qu'il y a un bouchon à presque chaque sortie d'autoroute ! Bien que la vitesse maximale n'est pas limitée sur cette autoroute, on y a circulé moins vite que le reste du voyage et le trajet à pris une heure de plus que prévu :-/


A l'approche de la frontière, le paysage change: il est désormais complètement plat; il y a des éoliennes et des pistes cyclables. Bienvenue aux Pays-Bas. 


Il est 20h30 et la nuit va tomber, alors on s'arrête dans un camping tout proche de la frontière, à Elten à 20 km de Arnhem. Les installations sont modernes: carte à puce pour le séjour, avec pré-paiement des services (eau et électricité) et remboursement par carte bancaire.



Le lendemain on s'arrête dans la dernière station service avant la frontière, et on n'est pas seuls: il y a une colonne de voitures qui attendent leur tour, toutes avec des plaques des Pays-Bas - le carburant y est plus cher qu'en Allemagne. Coût du plein: 105 euros, au tarif de 1.9 €/l.

L'objectif du 5ème jour est de visiter les Pays-Bas, ses digues, ses plages et ses îles. Il y a des champs d'éoliennes un peu partout dans le pays. 



La principale étendue d'eau du pays est un lac délimité par une digue au Nord et coupé en deux par une seconde digue. On emprunte cette seconde digue: on se retrouve alors sur une route nationale entourée d'eau douce des deux côtés - l'Ijsselmeer et le Markermeer - et il y a des plages et des îles. 





L'objectif est ensuite de passer la nuit sur l'île de Texel. Cette île de la mer du Nord, située à quelques kilomètres du continent, est accessible en ferry tout les 30 minutes. 



L'arrivée dans le ferry ressemble à l'entrée dans un parking souterrain: les voitures s'arrêtent en colonne, puis le parking se ferme et s'en va. Le bâteau compte deux étages de garage, et deux ponts passagers au dessus - avec cafétéria et bancs.



Le voyage en ferry dure une demi-heure. On attends sur le pont extérieur, où on est suivi par des oiseaux qui volent à la même vitesse que le bateau, parfois sous nos yeux. 

Une fois arrivé, on se rends de l'autre coté de l'île (à 15 km), où il y a une immense plage et un phare. L'eau descends en pente douce et on peut y tremper les pieds. La température - proche de 20°C - n'invite cependant pas à la baignade.






Le site choisi pour passer la nuit est un camping à la ferme. Il se trouve au détour d'une petite route de campagne, au milieu des champs, à côté d'une étable. Sur place il y a des tentes et des camping-cars. Le camping est bien équipé: toilettes, douches, cuisine, place de jeu... mais comment on paie le séjour ? Comme beaucoup de campings, celui-ci est en self-service et le propriétaire est peut être contacté par e-mail et par téléphone.

On y passe une nuit tranquille. Les seuls bruits audibles sont le meuglement des vaches et le chant des oiseaux et des poules. Le lendemain matin le propriétaire vient nous voir: on aurait dû réserver la place. On paie alors le séjour avant de partir. Le coût est de 43 euros par nuit (23 € pour la place + 5 € par personne), c'est le plus cher de tout le voyage.

Le lendemain, 6ème jour de notre voyage, on se rends à Amsterdam en vue de visiter le Musée de la Marine puis continuer la route vers le Sud des Pays-Bas. On reprends le ferry pour quitter l'île de Texel, et ensuite il y a une heure d'autoroute pour rejoindre la région d'Amsterdam. 



Le musée se trouve au centre ville, où le stationnement est difficile (et souvent limité en hauteur). On choisis de stationner dans un parking P+R en banlieue, puis on prends le train depuis la gare d'Amsterdam Sloterdijk vers la gare centrale (Amsterdam Centraal). Il y a un train tous les 10 minutes.


Le centre ville d'Amsterdam se trouve le long d'un canal, l'Amstel (d'où le nom de la ville). Il y a des ports, des bateaux et des bâtiments les pieds dans l'eau.


Le Musée de la Marine se trouve à 500 m de la gare centrale. Ce bâtiment les pieds dans l'eau présente des répliques et des modèles réduits des bateaux historiques de la flotte néerlandaise. Il y a une réplique d'un galion des années 1750, en taille réelle, qu'on peut visiter (L'original a échoué en Angleterre).

Dans ce galion on voit - et entends - des canons, on voit des cordages, des hamacs, des caisses de marchandise et de poudre. Il y a une petite cabine bien équipée pour le capitaine.







Pour le retour, on fait à pied le trajet entre le musée et la gare centrale, espérant trouver une friture (vendeur de frites) et un magasin pour acheter quelque chose à manger: le frigo du camping-car est petit et il faut donc le remplir un petit peu mais souvent.



On croise un agent des transports publics qui se déplace en vélo. Il s'arrête près d'un pont puis tourne une clé. Des barrières se baissent, puis le pont se lève pour laisser passer un bateau.


On reprends ensuite le train en direction de la gare d'Amsterdam Sloterdijk, en vue de continuer notre voyage en direction du Sud du pays - le delta du Rhin, de la Meuse et de l'Escaut. On fait halte dans un restaurant Mc Donalds aux abord de l'Aéroport. Il y a un 'spotterplats': Une place où on peut voir des avions décoller et atterrir... en théorie, parce que ce jour là la piste d'atterrissage voisine n'est pas en service et on n'a pas vu d'avion. On continue ensuite à rouler une heure en direction du Sud.

La route passe tout d'abord par la région portuaire de Rotterdam (la plus grande d'Europe). C'est une suite de zones industrielles sur presque 20 km, avec des citernes à pétrole, des quais à container, des docks et des chantiers navals. Sur la route il y a beaucoup de camions.

Un coup d'oeil sur l'application Park4night indique qu'il y a de nombreux campings dans la région du Delta, mais ils sont souvent chers. on opte alors pour un camping un peu en retrait de la côte. Il est situé près de Ouddorp, aux abord d'un port de plaisance et il y a beaucoup de place. L'inscription et l'abonnement à l'électricité se fait via un site web. La nuit dans cet excellent parking à campeurs a coûté 17 €, c'est un des moins cher des Pays-Bas.




L'objectif du 7ème jour est de visiter la région du Delta - réputée pour ses plages - en passant par les digues, le barrage de l'Escaut (Oosterscheldekering), le tunnel sous l'eau, puis passer la frontière avec la Belgique, et visiter la ville belge de Bruges.

Sur l'île de Brouwersdam, il y a une plage le long de la digue, qui s'étends sur plusieurs kilomètres. Sur la digue il y a une route rapide, une piste cyclable et une route de côte avec des places de parc sur le sable.




Oosterscheldekering est un barrage contre les inondations. Il comporte des vannes qui se ferment en cas de forte marée ou de tempête. Aux abord du barrage il y a des éoliennes.




Westerscheldetunnel est un tunnel sous la mer - sous le delta de l'Escaut. C'est un des rares longs tunnels des Pays-Bas (6.5 km) et un des seuls tronçons à péage. C'est le chemin de plus court pour se rendre en Belgique. Tout comme à la frontière avec l'Allemagne et la France, la "douane" de Belgique est un simple panneau avec le logo de l'UE.

La ville de Bruges se trouve en Belgique, à 20 min de la frontière avec les Pays-Bas. La ville a conservé son aspect médiéval: cathédrale, beffroi, et transports à cheval. Le centre ville est interdit aux voitures et on parque le van à la gare et on continue à pied (note: le parking souterrain n'est pas assez haut, mais il y a un parking en plein air).




la Grande place de Bruges est un lieu animé, il y a de nombreux touristes, des musiciens, et... une friture. On fait halte à cet endroit pour écouter la musique et manger des frites. On part également à la recherche d'un bancomat - pour récupérer un peu d'argent nécessaire pour payer les campings et les péages de France. En Belgique seul les camions de plus de 3.5 tonnes paient des péages.


Il est 19h00 lorsqu'on part de Bruges, en direction de notre destination du lendemain, qui se trouve à l'autre bout de la Belgique. On roule encore durant une heure, en vue de s'arrêter dans la région de Bruxelles. On s'arrête en chemin dans un parking bien équipé, en vue de changer l'eau et de vider les toilettes. Le gardien sur place parle le français, avec un accent néerlandais. 




Ensuite de quoi on continue la route jusqu'à un "camping" en périphérie de Bruxelles. Il y a très peu de campings dans cette région et la seule solution disponible est un terrain herbeux dans un village, sans installations, et loué par un habitant. lorsqu'on arrive sur place c'est une femme âgée en maillot de bain qui nous explique où on peut se parquer et comment payer (mettre un billet de 20 € dans la boîte aux lettres).

Le lendemain, 8ème jour de voyage, l'objectif est de visiter l'Atomium de Bruxelles, puis de continuer la route en direction du Sud, jusqu'en France.



L'Atomium est un monument qui représente le maillage des atomes de fer agrandi 100 milliards de fois. Il est haut de 100 mètres et on peut le visiter. Il se trouve à proximité du siège de l'Union Européenne. A l'entrée il y a deux queues d'attente: une pour acheter le billet d'entrée, puis une après l'entrée, pour accéder au sommet de l'édifice. La solution "coupe-file" consiste à acheter le billet en ligne. Dans le parking qui se trouve à proximité, il y a une fontaine avec des oiseaux, mais le niveau d'eau est très bas (la sécheresse ?).

A l'intérieur de l'Atomium, il y a des expositions de l'histoire du monument, et des salles de spectacle "son et lumière", ainsi que des escalators - dans les tubes entre les boules. La première partie de la visite est dans les étages inférieurs de l'édifice.




La deuxième partie de la visite consiste à prendre l'ascenseur en direction du sommet, où on a une vue panoramique sur Bruxelles. Il y a 45 minutes d'attente avant de prendre l'ascenseur - des agents veillent à ne pas surcharger l'ascenseur.





Après la visite de l'Atomium, nous partons en direction du Sud. On emprunte tout d'abord l'autoroute périphérique de Bruxelles, puis on prends la direction du Luxembourg. Facile: le GPS annonce de suivre la route sur 164 km. On s'arrête une heure plus tard en ville de Namur pour faire quelques achats. Un coup d'oeil sur Google Maps nous a aidé à trouver un centre commercial, entre Jambe et Bouge (deux villages en banlieue de Namur)

On s'arrête quelques kilomètres plus loin pour manger un repas chaud. Je branche la bouteille de gaz et allume le potager. Cependant les deux bouteilles de gaz du van sont vides, probablement suite à une fuite - ca pue. Je met alors en marche mon Campingaz - brûleur posé sur une cartouche. Je suis agréablement surpris par l'autonomie et la puissance de chauffe de cette petit appareil de secours - que j'ai eu la bonne idée d'emporter avec moi. Cependant l'utilisation est un jeu d'équilibre qui consiste à ne pas renverser la casserole qui se trouve au dessus :-D

Une heure plus tard on se trouve à proximité de la France et du Luxembourg et on bifurque en direction de Verdun, situé dans la campagne du Nord de la France - entre Reims et Metz. On passera la nuit dans un camping à proximité de Verdun. La route passe entre les champs et certains endroits rappellent le drapeau de l'Ukraine (champ de blé et ciel bleu)


Tout comme d'autres campings, l'entrée est en self-service: il y a un automate pour payer l'entrée. Il y a un ordinateur où il faut entrer son nom, son adresse, et le numéro de plaque du véhicule, puis payer. L'ordinateur émet alors une carte à puce qui sert à entrer dans ce camping ainsi que d'autres campings de France et de Belgique.

Verdun est un site historique de la guerre 1914-18, situé dans la campagne, à 1h30 de (petite) route de la Belgique. Il y a des expositions sur le thème de la guerre aux alentour de la ligne de front - la ligne Maginot.



L'objectif du 9ème - et avant-dernier -  jour est de visiter certains sites de guerre, puis continuer sur les autoroutes de France jusqu'à proximité de la Suisse. Il y a une dizaine de sites historiques, répartis dans un rayon de 20 km (forts, tranchées, cimetières, et mémorial). On se rends tout d'abord à la citadelle de Verdun - une base militaire souterraine qu'on peut visiter.

La visite de la citadelle consiste à monter sur un chariot qui parcourt les galeries - semblables à une mine. Il faut attendre son tour, puis on est équipé d'un casque de réalité augmentée, qui diffuse une vidéo racontant la vie de 3 soldats français en guerre contre les "boches" (sic) en 1916. On y voit leur conditions de séjour dans la citadelle (impossible à prendre en photo). L'histoire se termine par la mort des soldats sur le champ de bataille.


   

Après le parcours en chariot, on passe devant la chaufferie. On apprends que le site, utilisé par les soldats pour manger, dormir et soigner leur blessures, était chauffé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui et la température dans les souterrains est entre 5°C et 10°C alors qu'il fait 30°C dehors. Seul hic: l'âge mini pour visiter la citadelle est de 8 ans et ma fille de 7 ans s'est vue refuser l'entrée.

On se rends ensuite dans un autre musée situé à 14 km de là. Une reconstitution d'une tranchée et d'un champ de bataille - l'original se trouve à quelques mètres de là, sous terre. Dans la tranchée il y a des mannequins de soldats et un habitant: un chaton âgé de près de 3 mois.



Après la visite, l'objectif est alors de continuer notre route en direction du Sud, en passant par les villes françaises de Metz, Nancy et Epinal, puis de prendre un col dans les Vosges, ce massif montagneux à proximité de la Suisse. L'autoroute - sans péage - traverse la Lorraine, une région agricole de France. On s'arrête dans un relais autoroutier près de Nancy pour manger des sandwiches et acheter du lait.

La destination pour passer la nuit est un camping dans les Vosges, où il y a des douches. A notre arrivée on constate qu'il faut s'annoncer au guichet pour pouvoir entrer, et que celui-ci est déjà fermé depuis 3 heures. On recherche alors un autre emplacement sur Park4night, et on trouve une place pour camping-cars dans le village de Thann, à 20 km de Mulhouse. Le parking est gratuit, il n'y a pas de douche mais une place de jeu. L'endroit se trouve à 3 heures de route de la maison - notre objectif du lendemain.





Le lendemain, notre dernier jour de voyage, nous partons en direction de Porrentruy. On emprunte une route nationale jusqu'à la douane Suisse, puis on continue par l'autoroute A16 - la transjurane. 


C'est la première fois que j'emprunte cette autoroute depuis la fin de sa construction en 2017. C'est une succession de tunnels et de ponts à travers les montagnes du Jura. On fait halte après une heure de route dans un parking en vue de Porrentruy.


La boucle est bouclée une heure plus tard, lors de notre arrivée au restaurant Grauholz à proximité de Berne, où on s'était arrêté le premier jour du voyage. Il reste encore une heure de route jusqu'à la maison.

C'est là que les choses sérieuses commencent :-) Il faut encore décharger le van, et tout remettre à sa place: restes de nourriture, épices et vaisselle dans la cuisine, habits dans les armoires, couvertures sur les lits, etc. Les enfants passent la nuit chez leur maman pendant que je passe deux heures à nettoyer le van intérieur / extérieur. A l'intérieur il y a du sable des Pays-Bas, des tâches de Ketchup et de graisse. A l'extérieur il y a des impacts de mouche sur le pare-brise. 

Le lendemain matin je part seul en direction de Genève pour rendre le van à son propriétaire à 11h00. Je traverse une dernière fois la frontière pour aller acheter du mazout à Ferney-Voltaire, à proximité de l'Aéroport de Genève. Le prix du mazout est nettement moins cher qu'en Suisse: pour éviter des manifestations des 'gilets jaunes' le gouvernement français paie 15ct par litre de mazout. Le dernier plein me coûte moins de 100 € au tarif français de 1.9 €/l - contre 2.40 fr/l en Suisse. Le van affiche 44'000 km, soit 3000 de plus qu'il y a 10 jours.

Après un rapide check-out - 15 minutes avec le propriétaire - je rentre à la maison en transport publics - tram puis train. Puis je prends le volant d'une Toyota Yaris: on a les yeux beaucoup plus bas qu'un Fiat Ducato et la largeur de la route et des places de parc n'est pas un problème. Mon petit appartement me parait également très spacieux par rapport aux 10m carrés du van. En plus l'eau chaude coule à flot et il y a un douche et une toilette spacieuse :-) 


Presque chaque jour on se levait vers 10h00. Puis après un rapide petit-déj on partait aux alentour de 11h00, On passait la moitié de la journée sur la route, reste l'autre moitié pour des visites et des achats. On s'arrêtait souvent à la tombée de la nuit, vers 21h00. Il a fait très chaud et plu une seule fois en 10 jours de voyage dans une région réputée humide et fraiche. On a passé six fois une frontière et nos passeports n'ont jamais été contrôlés.

mardi 12 avril 2022

War in Ukraine: a fake news shelling in Europe

According to recent news on 24.02.2022, russian president Vladimir Putin requested 190'000 soldiers to fight in Ukraine - the neighbour country, former part of Soviet Union - in order to invade this country. Some scholar are wondering about his mental illness, as this request doesn't make any sense. How a famous president, at the head of Russia since 1999 can do this ?

Five minutes search on Wikipedia will give you some clue on the answer: This attack target a country that suffer a civil war since many years about the russian people living inside the territory. Both countries signed a common peace agreement in 2014, and their president are still negotiating.

Ukraine and Russia, ennemies or friends ? What is recent history of both countries ? What is mainstream media content about the event ? Ẁhat is social media content ? What is local people testimony ? is there propaganda ? 

The first facts come from an independant US reporter, living in Ukraine since years, who publish his reports on his own Youtube channel.

https://youtu.be/rLZ2ZzoD-W0


Context - Ukraine from 1992 to 2014

The current Ukraine country border was almost completely drawn in 1922 by Lenin. Initially for the Ukraine Soviet Republic - that was member of Soviet Union up to 1992. Following the break of the Soviet Union, the new country Ukraine was created using the same border as before. This very large country is two times the size of Germany. The ukrainian people - that gave name of the country - is spread more or less in full current Ukraine territory. The people have their own language: ukrainian.

But the limit of expansion of ukrainian people doesn't fit the one of the country. There is people inside current Ukraine border that are not ukrainian and do not speak their language, but rather russian. These are typically russian families settled in Ukraine since decades - before 1992. In some place in the country, majority of the local people are russian. This is the case in Crimea, and in Eastern part of the country, in Donbass valley, close to cities of Donetsk, Mariupol and Sevastopol. There are also mixed families - with one parent speaking russian and one speaking ukrainian, and many people in the country speak both languages.

People living in Ukraine are not aligned regarding relationship with neighbor countries: Russia and EU countries. People speaking russian favor more close contact with Russia, while people speaking ukrainian favor entering the EU. Neighbor states - Poland, Hungary, Romania and Moldova are already EU members.

There is twitching in Ukraine regarding relationships to neighbor since 2010. There were protests and riots. President Ianukovitch was kicked-out. Twitching increase in 2012 when government stated that russian in not a country language anymore. There have been rebellion in area where most people speak russian - like in Donetsk area. There are large protests and government was kicked-out. This was the Euromaidan revolution of 2013.

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Ukraine#Euromaidan_and_the_Revolution_of_Dignity


2014 - war and peace agreement

In 2014, a passenger airliner flying from Amsterdam to Kuala Lumpur crashed in Ukraine after being shot by mistake by a missile. The airplane was shutdown by missile damage and crashed close to Donetsk, all the 280 passengers - mostly dutch people - died on the crash. People in the world were astounded to discover there is war in Ukraine and the fighters have heavy weapons able to destroy a plane located 10 km away. What happended before ?

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Malaysia_Airlines_Flight_17

Between November 2013 and February 2014, there were massive protests against the government, at Maidan Square in Kiev. Current president Yanukovych was kicked out by protesters. Leading to uprising of people who supported him - and do not support the protesters. 

A referendum to leave Ukraine and join Russia was run in 2014 in Crimea peninsula - an island like ukrainian territory on the Black Sea. 90% of the people who voted choose to join Russia. When russia government obey this wish and pick ownership of the territory, european medias reported... that Russia is invading Crimea.

https://en.m.wikipedia.org/wiki/2014_Crimean_status_referendum

Same year, russian president - Vladimir Putin - as well as ukrainian, french and german presidents - Petro Poroshenko, Angela Merkel and Francois Hollande have signed a common agreement aimed to restore peace in Ukraine. This agreement signed in Minsk support ceasefire, removal of weapons in the country, political neutrality of Ukraine, and self-definition - local people in Ukraine regions can vote their prefered owner country.

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Minsk_agreements

7 years later, while sad images arrive from Ukraine, the news from Crimea are related to soccer games, music and dance show.

A similar referendum was run in Donbass area, in Eastern Ukraine. A large majority of local people voted they prefer to be a independent country - the Donetsk Republic. The country have never been recognized by Ukraine nor by Russia. 

18.02.2022 Donetsk Republic government requested to evacuate the area, because of an upcoming shelling from ukrainian army. Two days later, Vladimir Putin signed the recognition of Donetsk Republic, that include a military treaty with russian army.

https://www.theguardian.com/world/2022/feb/18/pro-russian-separatist-order-mass-evacuation-eastern-ukraine-fear-moscow-seeking-create-pretext-invasion

Ukraine society

On 29th March, the Consortium News journal publish an article written by two Ukrainian scholars who have root in Kharkov - North-East Ukraine. They describes how the country evolved since independency in 1992, the Maidan revolution in 2013, Zelinsky election and war.

We learnt that, prior to be elected as a president, Zelinsky was a character in a popular Ukrainian TV series. This show make him famous, and was his unofficial election campaign. Almost unknown from outside world before being elected, he has then become a celebrity on US media. He is depicted as a tireless hero fighting against barbarian from the East. Reality is less flattering: he was elected with 73% of support, but people approval sunk below 30% after he applies some deeply unpopular policies.

Author said that Ukraine is a highly divided country, with two different views of "what is an Ukrainian ?" Opinion of people in western end of the country is completely different from opinion on eastern end: ethnic Ukrainian vs eastern Slavic. The view as ethnic Ukrainian focus on language and culture of Ukrainian ethnic group, and is popular in western part of the country. The eastern Slavic group focus on two ethnic groups having their language and culture - Ukrainian and Russian, and is considered as normal in east and south of the country.

However, people are less concerned about these two definition that about economic issues, she said. On political divorce from Russia in 1992, many people expected economic situation will improve, but it never went, and the economic has change to the worse. In his TV show, prior to be elected, Zelinsky promised he will improve the situation in a week, but this never happens. Now priority of the population is to survive, their main concern is about security and they are fleeing to Europe. She also said that Russian invasion consolidated people, and there are now people from South of the country who write in Ukrainian language for the first time.

She also said that following Maidan revolution in 2014, which many people from South do not support, many Maidan supporters labeled these people as 'sovki' that denote backwardness and barbarism. The more you go the East side, the more you will find people who do not support Maidan revolution. 75% of people in Donetsk and 80% of people in Crimea do not support Maidan revolution.

She said that Western companies entered the country step by step since 1992 independency. But since Maidan revolution in 2014, people from the West gained high ranked positions and push country to their own expectation, rather the one of the population - especially anti-Maidan. This lack of respect for anti-Maidan Ukrainian by members of "international community" contributed to escalation to a civil war in 2015, and lead to the disaster we can see in 2022.

She said president Zelinsky requested to shut down a few oppositional TV channels in 2021 and beginning of 2022 - just before the war. Dozen of independent journalists, bloggers and analysts were arrested. He then signed a decree to enforce all Ukrainian TV channels to broadcast a single narrative - the pro-governmental view of the war. Zelinsky argued some military reasons, but these ban started before the war.

Since 2021 the National Security and Defense Council (NSDC) is in charge of sanctions against political opponents, including deputies and their family members. Their properties have been confiscated. Beginning of 2022 11 political parties have been banned by NSDC following a government decree. According to Ukraine constitution, NSDC mission is to co-ordinate and control the activity of bodies of  national security and defense, which have nothing to do with sanction on political opponents.

Mainstream media content

During almost 2 months, european media published on a daily basis very sad images from Ukraine - bunches of ruins. The news reported mass killing of population with many people wounded or dead, but...

There is no photo of wounded people - with bandage and scars and no casket. On some video we can see quiet people walking back home holding a full shopping bag across ruins covered by snow - it's end of the winter. What's wrong ?

If there have been a recent blast, then the ruins will be hot, smoking, snow will melt, and people will be scared. Snow on the ruins and people behaviour suggest these ruins are here since a while and are part of the landscape.

While Russia attack started 3 weeks ago, Ukraine suffer a civil war since years. According a video reported in 2016 by french reporter Anne-Laure Bonnel, there was already ruins fields 6 years ago. On that report we can hear the blasts, we see people lying on the ground, we can see collapsed and screwed up buildings. Local people report there are mines on the ground, and people being murdered on the roads. But russian army was not yet there.

https://youtu.be/b8j0tJsKltg

If you search for interviews of wounded civilian, you will find there is almost no one on the mainstream media. There is neither an interview of people living on the war area, nor an interview of refugees that arrives in my country. There is a few interviews of refugees on russian TV channels, and no one is complaining about Vladimir Putin. The guy was doing a show on the brand new Moscow stadium, were 200'000 people applause.

https://twitter.com/InfoHugoQuentin/status/1504832975501938690?t=sP0W17WuxTNdMqU2L3EbMg&s=19

Starting after 6 weeks of war, and 4 millions of refugees leaving Ukraine - mostly to Poland, we start to find a few interviews of that people. They basically describe their personal life, and do not speak about politics - are the interviews truncated ? But we learned from these interviews that Kiev TV headquarter was destroyed, as well as Kiev military airport. We also learn that mens are prohibited to leave the country - they have to work as soldiers.

Meanwhile in Europe there are more and more protests to support Ukraine people - there was one in my city. There are claims to boycott russian products and claims for a sentence of International Criminal Court. Did you say a sentence ?

In Europe, the debate started on 24.02.2022 when media reported that russian army invading Ukraine. Who first pronounce the word "invade" ? Putin ? 

No, it's United-States president Joe Biden, who pronounce this word. If it would be a case on criminal court, what will be the first step held by the court ? the court will ask the charged people to defend itself. Media do not do this ! The media immediately stated Vladimir Putin is actually invading Ukraine country, but what is Putin response about this ?

At 02.03.2022 UNO's human right meeting, Sergey Lavrov, spokesman of Russia government stated that the country perform a military operation (cite) to hunt neo-nazi soldiers located in Ukraine. This key statement was almost never reported by european media and most of the attendees in this meeting left the room. Three weeks later the russian ambassador in Switzerland was invited by swiss TV channel RTS and give exactly the same discourse.

https://youtu.be/Tflu59N1iQM

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/gennady-gatilov-ambassadeur-de-russie-a-lonu-justifie-linvasion-de-lukraine?urn=urn:rts:video:12959161

One month after russian army entered Ukraine, a french reporter arrives at Mariupol, a large harbour on the Azov Sea, in the center of the war zone in the Donbass area. The guy is meeting russia army. The travel was long and complex, due to closing of airlines, border closing, frequent police checks, and 1600 km of workaround. He reported what he saw close to the russian army, and this doesn't match at all what is reported on mainstream media. More details later in this post.

Meanwhile, USA and EU, listening about invader, decide to stop as much as possible business with Russia. They freezed bank account owned by rich russian people, closed offices, and frozen the project of a new gas pipeline between Russia and Germany - through the Baltic Sea. Russian airplanes are grounded because of no-flight zone in Europe. What is russian people opinion about this ? they are angry against western people but not against Vladimir Putin. And the war didn't stop, but the oil price dramatically increased in Europe.

In middle of march 2022, Vladimir Putin choose that russian gas purchase must be paid using ruble, rather that euros or dollars. What's the reason ?

The reason is, due to blames decided by EU banks - closing of Swift service and freezing of ruble bank accounts, there are limitations to convert euro to ruble, hence gas suppliers in Russia are not anymore able to receive money for the product they have sold. So Putin decide to change trading rule, so that gas consumer in Europe get disturbed by blames chosen by their own government. Self goal !

Context: 75% of gas extracted from Russia is sold in Europe. There are pipelines in Ukraine, and one pipeline in the Baltic Sea (Nord Stream). One prominent gas consumer in Europe is Germany, because the country energy program is to replace nuclear power plants by gas power plants. In Serbia and Hungary 100% of gas is imported from Russia.

On social media

Meanwhile on social media - in particular on Twitter, news and counter news are continuously popping up. On one side large media companies - newspapers and TV channels - exhibit sad pictures of screwed up buildings, indicating this is due to russian invaders. On the other side Twitter users publish video where we can see ukrainian people giving a hug to russian soldiers, ukrainian people beating other ukrainian people, and rescued people who indict Azov soldiers.

https://twitter.com/Laurenc78466182/status/1505653578035310596?t=1S27wW2XjRAsWPVM2ZM7vQ&s=19

Btw, who is Azov ? (cyrillic alphabet A3OB). It is a bataillon of voluntary soldiers. Some of them are proud to have a nazi swastika tattoo on their skin. The bataillon is servicing ukrainian government.

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Azov_Battalion

One of the news reported, is that Mariupol hospital was shot by russian army, and doctors and sufferers were killed. Illustrated by a pregnant woman lying on a hand-barrow and having blood spots on the face. Some Twitter users stated she is an ukrainian performer, that nazi soldiers take control of the hospital and kicked-out doctors and sufferers and then make it their new headquarters before the assault by russian army.

https://information.tv5monde.com/info/direct-ukraine-une-base-militaire-pres-de-la-frontiere-polonaise-bombardee-448430

A few weeks later, and interview of this lady has been published on Youtube. She told that the photo was shot without her consent by Associated Press reporters. They also did a - with consent - interview, that was not published. She told she join the hospital to give birth and get some scars on the face following a blast on the windows. She told the ukrainian army went here to use the safety power generator, take control of the hospital while doctors, mothers and babies sit on the basement.

https://youtu.be/D5g7WI814mk

A video record from a french policeman, living in Donetsk since years, have been published on Twitter. The record is in french with subtitles in russian. He told that the supposed assault of Zaporozhye nuclear power plant, reported in newspapers as being done by russian army was actually a flare launch by ukrainian army. He also told that the supposed assault of Kiev theater was actually a Tochka-U missile bombing in Donetsk.

https://youtu.be/dcROUPdEBGk

There is also many messages published by new Twitter accounts, registered beginning of 2022. They have a yellow / blue flag as logo - the ukrainian flag. They constantly report frightfulness, stating this was done by russia army without providing any evidence of it. Sometimes they add a link to a news report or pictures that look like a photo album of ruins and screwed up buildings.

While some publication on Twitter reported a large set of screwed up and collapsed building with the title "Mariupol", you can find video reports of russian army distributing food to people living in Mariupol, and you can notice on this video the building are not damaged at all.

https://twitter.com/Skeptikof/status/1507059488746086403?t=GJFzPkWCsl41fRfzVF2uLA&s=19

A reporter have meet russian army

Three weeks after russian army entered Ukraine, a french reporter - Erik Tegnér - arrive on the battlefield to meet russian army. His report of what he seen in Mariupol is available on Youtube and have never been reported by mainstream media.

"They all claim they know what is happening in Ukraine, but they have never been there". This is the first sentence in the video report.

https://youtu.be/EuThLVgXcrE

In this report, he told that many russian soldiers are from Chechnya. They are here to provide help to Donetsk Republic (DPR) army. DPR is a new country, created in 2014 by split of Ukraine. This new country was recognized by Vladimir Putin two days prior to russian army arrival. Russian and DPR army are fighting together against same enemy: the Azov bataillon. Chechnya soldiers are famous because of their prior experience on city battle - jihadi in Grozny.

The reporter notice that most of - very strong - building of Mariupol are not destroyed. Some of them are even unbroken. Then he meet a local lady who start to relate her recent life. She said that ukrainian soldiers prevented her to escape - they put a panzer on from of the door. Then when russian soldiers arrived, the ukrainian soldiers run away to hide them in the building, and russian soldiers requested local people to evacuate "there will be shots, please flee now".

We learn from this report that ukrainian soldiers are reluctant to fight on the country side - where there is no one - and prefer to stay in cities where there are civilians. Because they will be protected against airplane shots, and civilians will dispose the enemy to shot. They will launch anti-panzer missiles from the apartments.

The reporter is then travelling to Mariupol, where there have been very strong battle. Mariupol is as large as Geneva - 500'000 inhabitants. It's the second largest city of DPR. There is a harbour on Azov Sea, a steel factory and airport. The reporter is then crossing cars with a white band that leave the city. The while band indicate there are kids in the car. Then he saw a wreck panzer, with the Pravy Sektor flag - an ukrainian fascist party.

The reporter crossed people. They are shocked and filled with horror, they just spent two weeks in basement bunkers. They are cold and hungry. Some of them get sick, some went crazy. Temperature is -5°C, it's freezing and snowing, house are destroyed and heating is out of order. One old lady went back to her apartment to catch the cat and some belonging "we get bored of this war" she said.

The reporter then arrive at humanitarian corridor of Mariupol. Here mens are strictly checked, as soldiers hide them between civilians. They have to remove their shirt to proof they don't have any swastika tattoo nor any stamp they were holding a weapon on their arm or a bullet proof shirt. Soldiers that give up have to use a different queue - they will be shake down and their weapons will be destroyed.

The russian army is now controlling 70% of city area, but there are still places - like in the industry zone - under control of ukrainian soldiers, in particular the Azov bataillon. There are also british and georgian mercenaries. The less decided soldiers have surrender, while the most decided will continue up to the bitter end. We speak about 5000 remaining soldiers, out of 20'000 one month ago. Some have surrender, some other flee or get wounded. The city is besiege and there is no way to get new weapons.

The battle is not yet finished in Mariupol, but there are already trucks and panzers travelling to the next city: Donetsk.

Note: most soldiers in Ukraine do not work for Ukraine army - official government service. They are employees of military companies that provide them salary, training and tools (cloths and weapons), with the sponsorship of far-right parties. These companies hire people not only from Ukraine, but from Europe and US as well.

Interview with victims

Patrick Lancaster is an independant US reporter living in Ukraine since years. He is recording interviews of war victim, like womens and childs in refugee camp. He is speaking russian.

The first lady he meet - Yulia - tell than if she is here - in the refugee camp the video was recorded - this is thanks to russian army, who suggested a safe place. Prior to this she spent 3 weeks in building basement.

She describe the beginning of the war: on 1st. March there was a monster blast. The ground was shaking, the building have been shot. It was 1 am, and we were sleeping. We pick some carpets, and continue to sleep in the corridor - behind 2 walls. A few days later we moved to the basement. we left only to get fire, and pick bottles of water. The light, power, heating and Internet connection was out of order.

She tell that at hospital maternity, there are some ukrainian soldiers. She tell the soldiers explain the city will be honour as a heroe. What's the point, as everything is destroyed here ? she tell.

The reporter is asking what she expect to do next. She tell she doesn't know yet, maybe escape to Ukraine or Russia. She explain that status of Donetsk Republic - where she is living - is responsibility of graduated political people, while simple people just expect to be safe, eat, drink and grow their children.

She tell she is employee of Mariupol hospital. In fact one of the city hospitals, as there are 3 - 2 of them are out of order. The last hospital is still open. In the basement there is around 160 people, including doctors, mothers and newborn babies. The reporter then ask about a hospital under control by Azov bataillon. She answered that some neighbour have been kicked-out of their flat by Azov soldiers. The soldiers take control of the building, and hide them on the 9th floor. Next days there have been shots and fire there.

The reporter ask if she like the place she sit now - the refugee camp controlled by russian army. She tell they are friendly, give food and drinks, and offer cookies to the kids. She feel safe and can sleep in a warn place. She said this is more comfortable than in basement - that are cold and polluted.

Then the reporter meet a second woman, Oksana, in a kindergarten close to Mariupol. She is there, with her colleague because her apartment is destroyed. She said the russian army helped her to evacuate, unlike the ukrainian army. She said the basement bunker is not strong enough to protect from bombs. She tells some people tried to flee the building and were shot. She tells ukrainian army prevent people to evacuate. She said there is nothing left here now, this is government responsibility to help people, but they don't care (cite).

The reporter then ask what she expect to do now. She tell she expect to meet some relative in Russia. "we are the same people" she said. She tell she will prefer to return home, but this not possible as everything is destroyed, and no one plan to restore. She said she subscribed to travel to Russia and is waiting the turn. She said womens and kids are living in temporary places, while mens sleep in cars. Mens distribute foods to people and pets.

The third woman to get an interview, Lena, tells she spent one month in building basement because her apartment windows were destroyed by a bomb. There was no power and no water, they have to eat snow and drink grubby water from the heaters - they give it to children as well. She tell Azov soldiers were shooting them. Reporter ask for details "Azov ?". She said Azov soldiers were in the courtyard, and they use civilian as human shields, as they know russian army will not shot on civilians. They go hide in the buildings, pull-out inhabitants, or use them as shield and shot everywhere. 

And she continue the story: every day they destroy, burn and shoot people. If you light a fire outside, they will shoot; as there is no power, there is no other way to cook the water from the heaters and prevent to get poisoned. Then she tells that an elderly woman was killed by a shot, and it was not possible to bury and the corpse was staying in the basement. The reporter then ask her opinion about Azov. "They are just thugs and zombies, their aim is to kill people and destroy the city, and they do it, nothing more". Reporter then ask if they are ukrainians, she answer: yes, yes, they are ukrainians.

The reporter then said that in western Ukraine, Europe and USA we say that Azov is helping people ? She responded: No, they never did it, i don't know if someone went to help us, but Azov they kill, burn and destroy, that's all.

The reporter then ask if she has some news from the relatives. She said her father is old and cripple and she don't know if he is still alive or he was killed or burned. She said she have no news from his brother for a while, and recently she get some news that he escaped and is now in Europe. Thanks God he is alive and safe.

The reporter then ask "what Europe should learn about this war ?". She said they don't read the news, as there is no connection, no newspapers, and they don't get any information from outside world.

Mass murder in Bucha

On 3rd of April, mainstream media report a mass murder in Bucha, a city located close to Kyiv. On video reports we can see plenty of corpses lying on the street. The media reports 300-400 people killed, and indict the russian army. But...

https://twitter.com/baronessedulac/status/1510607777793724425?t=ztBBfBFM46Zv8FHtL96BqQ&s=19

On the video we can notice all the bodies have a white armband. What's this ? It's an indication added by russian army on civilian who worked for them. On another video, recorded 4 days earlier - 31th of March, we can see Bucha mayor smiling face, happy to announce that russia army left the city, and there was no victim.

https://youtu.be/M1yoMRLbuuE

A few days before, there was an announce from russian army that they will move to Donetsk - 800 km away from Bucha.

The day the mass murder was reported, i have notice more that 300 messages on Twitter - in french. The message are send by around 20 people in Ukraine. All messages are bitwise identical, including the same spelling error. The message have been sent to famous french people and companies, including in unrelated discussions - example: discussion related to Eric Zemmour candidate president.

One of the news is that EU members and Switzerland authorities will tighten sanctions to Russia following this mass murder. European authorities are soo stupid that they will sanction a country without any evidence it is guilty ? looks to be the case :-(

Sebastien Faure is a reporter from swiss TV channel RTS who traveled to Bucha. He reported the killed people are only mens, they have tied hands - like prisoners, and were killed by point blank range shoot. In his message he tell that people were killed by russian army, and local population speak about Safari. 

https://www.rts.ch/play/tv/-/video/-?urn=urn:rts:video:12990900

What is Safari ? It's an ukrainian bataillon. On 2nd of April, the ukrainian newspaper lb.ua reported a police statement: Safari is doing a cleaning (cite) operation against people who worked for russian army - army who left 3 days ago.

https://en.lb.ua/news/2022/04/02/12441_special_forces_regiment_safari.html

The same day New York Times publish a satellite view of Bucha, shot on 19th of March - two weeks prior to the mass murder - that show-up human bodies exactly at same place as on mass murder video.  Let's suppose the body were here since 2 weeks, what will be their state ? probably rotten, eaten by flies, dogs and raptors. But looking on murder videos, corpses look fresh, they still have pink skin, and are still dry, while it was raining - the road is wet.

Propaganda

Many press release and Twitter messages mention russian propaganda. What is propaganda ?

War propaganda work same way as advertisement: properly chosen and prepared messages in a way to lead the reader to hate some people - that will become an enemy. The messages typically highlight crimes and unfairness - real or fake - and associate them to a selected enemy.

Pictures and words are carefully chosen, there are banned words and topics. Interview with victims are typically truncated, summaries are unfair and often lying. One of the most despicable lies in propaganda is the switch of responsibilities: the attacker is described as a victim, and the victim as an attacker. 

The propaganda messages are them widely spread using all possible news channels: TV, newspapers, Twitter and Facebook until to lead to a monopoly of the ideas, giving the illusion of a consensus that the readers will admit as being the truth.

https://www.mintpressnews.com/ukraine-propaganda-war-international-pr-firms-dc-lobbyists-cia-cutouts/280012

This description looks similar to current mainstream media content about russian invasion. We can notice european country take actions against Russia - as it was the aggressor - and there are political talks about increase of military budget. On the other side, the russian government complain to be a victim of european sanctions and starts trade negotiation with countries outside of Europe like Brasil, China, India and United Emirates.